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تجمعات شعبية للسيدة لويزة حنون، الأمينة العامة

Meeting de la secrétaire générale Louisa Hanoune

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Le Parti qui dit ce qu'il fait et qui fait ce qu'il dit

Défiance !

La présentation puis l’adoption du plan d’action soumis par Ouyahia par la majorité FLN, RND, TAJ, MPA à l’APN, vient clarifier les enjeux du dernier changement, notamment à la tête de l’exécutif.

En effet, aucune trace de la séparation entre les affaires et les institutions, de la lutte contre la corruption et la prédation des fonds publics, du foncier et plus généralement de la propriété collective de la nation, pas de trace non plus de la règle 51/49, du recouvrement des impôts, de l’assainissement de la sphère économique gangrénée par le pillage et le siphonage des fonds publics.

Plus encore, le nouveau Premier ministre déclare s’appuyer sur le code des investissements de 2016 qui légalise le pillage du secteur public par les prédateurs locaux et étrangers, poursuivre les exonérations fiscales au profit de l’oligarchie, le privé traditionnel étant, lui, étranglé.

Et il affiche la volonté d’imposer les projets infâmes et moyenâgeux de code de la santé et de code du travail rejetés par l’ensemble des travailleurs voire l’écrasante majorité du peuple.

Le système de protection sociale que le Premier ministre prétend vouloir préserver est, lui aussi, menacé sous couvert de recherche de nouveaux financements autres que les cotisations des salariés, pour “combler le déficit”.

En vérité, c’est le retour à la politique de désertification économique et sociale d’avant le 4 mai et qui était à l’origine du séisme politique à travers les législatives, lorsque l’écrasante majorité a exprimé la volonté de répudier le système en place décomposé, devenu le plus grand danger pour la nation.

En effet, le Premier ministre annonce comme « remède » à la crise le recours à la planche à billet alors que déjà le DA est devenu une monnaie de singe, réduisant à néant le pouvoir d’achat.

Dans ces conditions, le non-retour à l’endettement extérieur pour préserver la souveraineté nationale n’est que poudre aux yeux puisque le pays, devenu exsangue en moins de trois ans sera enchainé sous prétexte d’améliorer le climat des affaires pour attirer les hypothétiques investissements étrangers.

On est en droit, dès lors, de s’interroger si le Premier ministre regarde l’état du monde, en régression barbare, produit de l’impasse sans précédent induite par le maintien du système capitaliste putréfié.

Et c’est cette orientation désastreuse que défend le Premier ministre qui sape les chances d’une sortie de crise, qui ramène la majorité du peuple à l’état d’esprit qui prévalait le 4 mai.

En témoignent les grèves et protestations sociales en nombre croissant à l’échelle nationale mais aussi une défiance quasi-totale à l’égard du processeur électoral préparant les élections locales du 23 novembre 2017.

En effet, les partis gouvernementaux prétendument majoritaires, rencontrant les plus grandes difficultés pour constituer leurs listes électorales, recourent à l’achat des candidats et à la corruption des militants d’autres partis.

Dans le même temps, une défiance similaire  plus forte encore que celle qui s’est exprimée le 4 mai, est déjà perceptible. Et le plan d’action du nouveau Premier ministre ne peut que l’accentuer car porteur de régressions dans tous les domaines et d’une fuite en avant dangereuse.

Et c’est cette offensive programmée contre les travailleurs et la majorité du peuple, contre la nation, qui a amené les syndicats autonomes qui sonnent l’alerte et annoncent la mobilisation générale, à accélérer la préparation de la création d’une nouvelle centrale syndicale.

Le PT a décidé d’utiliser les élections locales pour dialoguer avec les travailleurs, la jeunesse et les larges couches, sans aucune illusion quant à la transparence du scrutin, tout en préparant la 9ème CMO de l’EIT qui se tiendra à Alger, contre la guerre et l’exploitation.

Louisa Hanoune,

Le 25 Septembre