ÉLECTIONS LÉGISLATIVES DU 4 MAI

Hanoune promet une campagne «patriotique et offensive»

Le soir 19-03

La secrétaire générale du PT, qui pilote la liste du parti à Alger pour la cinquième fois de suite, promet une «campagne électorale patriotique, offensive, militante et résistantielle» en prévision des élections législatives du 4 mai prochain.

Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Louisa Hanoune, qui s’exprimait, hier, devant les cadres du parti de la capitale et les têtes de listes des wilayas du centre du pays, n’a certes pas décliné son programme électoral, préférant s’en tenir aux délais impartis par la loi pour ce faire, mais elle en a fait part de la quintessence.

Une campagne qui sera, a-t-elle dit, «offensive, militante et résistantielle» car il s’agit d’élections «charnières» pouvant constituer une sorte de «référendum contre la politique de décadence, de régression et de prédation». Et de promettre, dans ce sillage, une «campagne patriotique pour défendre la souveraineté du pays et présenter des solutions aux problèmes de la décadence». Une campagne, a-t-elle encore estimé, qui ne sera pas dogmatique et vise à démentir ceux qui soutiennent que «la crise est la conséquence de la chute des prix du pétrole alors qu’elle est due à la prédation et au siphonnage de l’argent public par l’oligarchie et les mafias. Une crise également liée à la discrimination vis-à-vis des impôts et la corruption». Pour Hanoune, il sera question de prouver que «si on lutte contre ces dérives, on peut contenir la crise et éviter l’austérité».

Abordant la généralisation de la licence d’importation qu’elle trouve comme «une chose positive», la secrétaire générale du PT a, cependant, estimé que celle-ci «ne met pas fin au monopole du privé», s’interrogeant à juste titre : «Pourquoi pas un monopole de l’Etat sur le commerce extérieur, du moins de façon temporaire pour maîtriser le marché ?» Car, a-t-elle argumenté, «l’Etat seul peut réguler le marché à travers le plafonnement des marges de bénéfices des commerçants et par l’inondation du marché».

Considérant que «ce régime devait partir en 1988 et que son maintien a fait payer au pays un prix fort jusqu’à le menacer à travers une “somalisation”», Hanoune a soutenu que son parti «ne sera jamais touché par la mafiotisation de la pratique politique», affirmant attendre à ce que les services de sécurité et la justice «sévissent contre les corrompus et les corrupteurs» concernant les nombreux cas d’achat des signatures d’électeurs de parrainages des listes de candidatures, les femmes et les jeunes à «sanctionner les partis responsables de la décadence et de la régression» et de la «collusion entre l’argent et la politique» et à «faire échec aux prédateurs internes et externes»

 

 

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